Le Courrier Recommandé: je ne chasse pas sur mon territoire vu par David Courier.

« Pendant longtemps -j’ai passé une enfance aux quatre coins du monde- j’ai cru que je n’étais chez moi nulle part parce que j’étais toujours en exil ou ailleurs mais j’ai compris ces derniers temps que si je me sens toujours ailleurs et en exil c’est parce que je ne suis pas sur mon territoire, que ce territoire que nous devrions tous partager, hommes et femmes, a été dessiné par les hommes et pour les hommes et les femmes ne s’y retrouvent pas. « 

Barbara Polla lit je ne chasse pas sur mon territoire

Après la fin d’une série et de l’exposition qui suit, il y a toujours cette phase où je joue avec le vide, je l’ausculte, je le désire tout autant que je le crains, je le stimule pour qu’il m’amène plus loin, ailleurs.
J’attends qu’il me parle.
Il naît de ce vide une certaine paresse, une forme d’oisiveté qui peut mener à tous les vices.

Manuela Morgaine, artiste, cinéaste, écrivain lit je ne chasse pas sur mon territoire

Je suis née là où on ne m’attendait pas.
Je ne dis pas que je n’étais pas attendue, mais que rien ne s’est passé comme prévu.

C’est parce qu’il y a chez nous de terribles tourbières.

Et que ma mère avait coutume de se promener librement.

C’est important que tu le saches. Tu dois savoir d’où tu viens. Tu ne dois par rougir.
Je n’aurai pas le temps de te parler de sa liberté. De la liberté.
Tu décideras seul si tu dois en être l’esclave ou le maître.
Comme tu es un homme, tu n’auras pas à justifier ton choix.
C’est déjà ça.

Claire Cecchini lit un extrait de je ne chasse pas sur mon territoire.

J’ai vu une mouche se poser sur la soucoupe de sa tasse de thé, comme pour me narguer, et je n’ai plus pensé qu’à ça, à la mouche, à ma capacité ou non de l’attraper. J’ai attendu qu’elle s’assoupisse un peu, qu’elle baisse la garde, qu’elle se concentre sur l’exploration de la soucoupe tachée. Ma main a plongé subitement, renversant sur son passage la tasse et le thé sur le sol. Surprise, ma belle-sœur a crié en même temps que moi. J’exultais, ne me résolvais pas à ouvrir ma main de peur que ma proie s’envole, cherchais stratégiquement comment l’écraser entre mes deux paumes sans qu’elle profite d’une faille pour s’échapper. À un moment, j’ai senti entre mes doigts son corps croustiller.

Blanc comme l’Albât[t]re…dit Claire Cecchini, éditrice, autrice et libraire à propos de je ne chasse pas sur mon territoire

« Dans cette galerie nomade, l’autrice pulvérise les codes de chacun des genres de voyage pour distiller l’intrigue haletante tout en dessinant avec force les contours de cette femme-sisu[1] et nous insuffler le courage de consentir à la liberté. »

Emilie Gäbele lit un extrait de je ne chasse pas sur mon territoire.

Laissez-moi faire, je ne peux pas tout annoncer d’un coup, sinon vous n’envisagerez jamais les choses de mon point de vue. Je voudrais que vous compreniez comment j’en suis arrivée là et pour cela, il faut que vous ayez tous les éléments en main. Un procès gomme les aspérités, efface les creux, compresse la réalité. Alors que c’est dans ses subtilités, ses excroissances, que se niche la vérité. Et gardez en tête l’intitulé de ma requête -je ne chasse pas sur mon territoire- sa promesse, les interrogations qu’il soulève, le malaise qu’il a peut-être provoqué ou au contraire le léger sourire auquel il vous a contraint de céder.

Le carnet et les instants pose des mots sur je ne chasse pas sur mon territoire

« Ce roman, sombre et lumineux, désespéré et drôle, a quelque chose de minéral et d’organique. La langue est tout à la fois pure et crue. L’auteure nous offre de belles descriptions, quasi picturales. Tout comme son précédent texte, Chambre avec vue, ce troisième roman d’Astrid Chaffringeon est publié aux éditions Éléments de langage, comptoir éditorial indépendant spécialisé dans les OLNI (objets littéraires non identifiés) »

Nous serons quelques unes à écrire et à lire le fragile pour vous et la Fondation Thalie samedi 14 novembre 2020 de18:00 à 20:00

Équinoxe(s) : Fragile, encore (2) ÉVÉNEMENT EN LIGNE SUR LE SITE LECTURES POÉTIQUES SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020 — 18:00 > 20:00 Novembre, c’est le passage, la transformation, c’est après l’été indien, après les dernières moissons ; c’est la toute fin d’après-midi, avant la nuit d’hiver ; c’est un rêve de renaissance. Novembre… le mot lui-même contient son propre mystère, il […]

je ne chasse pas sur mon territoire en librairie dès le 16 octobre

Ce  roman a été  achevé  en juin 2019. C’est important de le dire parce qu’à ce  moment, nous étions loin de savoir collectivement ce que voulait dire confinement et la  narratrice écrit d’une prison. À ce moment, je concevais intellectuellement la façon dont la peur et la  violence peuvent s’alimenter, mais  je ne l’avais pas […]

La nuit du 21 au 22 mars 2020 nous célébrerons l’Équinoxe de Printemps à la Fondation Thalie, à Bruxelles.

S’il y a bien un événement à ne pas manquer, c’est celui orchestré par Barbara Polla à la Fondation Thalie, à Bruxelles, sous l’impulsion  de Nathalie  Guiot, fondatrice, auteure et  curatrice, dans la nuit du 21 au 22 mars. Nuit poétique où plus d’une dizaine de lecteurs et lectrices belges et internationaux diront textes, poèmes, […]

Le numéro d’hiver 2020 de la revue Roaditude est disponible dans vos kiosques ou sur commande… et dedans il y a ma nouvelle COL!

Vous pouvez dès à présent retrouver  la revue Roaditude dans votre kiosque préféré ou la commander directement sur le site (Roaditude: achat en ligne et liste des points de vente). Vous y retrouverez les articles et contributions de Rodolphe Bacquet, Véronique Bergen, Nicolas Bogaerts,  Henry Clavel, Yves Gerber, Cornelia Hummel, Nora T. Lamontagne, Laurent Pittet, Claire […]

Le FLIB au POK avec moi dedans c’est mercredi 23 octobre de 18 à 22 heures. À Bruxelles (forcément)

Le Festival de Littérature Indépendante Belge se penchera mercredi 23  octobre sur la place réservée aux maisons d’éditions indépendantes aujourd’hui. 3 éditeurs accompagnés de 3 auteurs parleront de leur situation et partageront leurs textes. Vincent Penanguer et Célestin de Meeûs pour Angle mort, Nicolas de Mar-Vivo et Astrid Chaffringeon pour Éléments de langage, David Giannoni et […]

Samedi 14 septembre, de 21 heures à l’aube, viens nous écouter et nous regarder…

Si  samedi 14 septembre, tu erres sur le territoire l’insomnie,  saute sur  un vélo, attrape un bus ou prends le métro et rejoins-nous! Nous  serons une quarantaine, auteur-e-s, galeristes, artistes, performers…  à  lire  nos textes et ceux que nous voulons partager avec le public autour de l’exposition HARMONIE  INCONNUE à la galerie  Dominique FIAT, à […]

Dimanche 23 juin, à Oletta, je serai sur le stand d’Edl pour Un Libru in Paese.

Je serai toute la journée, de 10 à 19 heures, sur le stand Edl, et ça va faire long.  Si dans votre grande bonté vous pouviez vous organiser pour me distraire et m’apporter de quoi me nourrir ce serait magnifique. Merci des respecter les horaires de l’apéro. Le midi, et le soir. Pas de cocktails, […]

Samedi 18 mai, de 15 à 21 heures, venez me retrouver sur le stand d’Edl (éléments de langage) à l’occasion du Salone di u Libru de Bastia

Dans le cadre de la Festa di a lingua corsa, le Salone di u Libru s’installe Place du Marche à Bastia, samedi 18 mai, de 15 à 21 heures. J’y serai pour présenter Chambre avec vue, sur le stand d’Edl (éléments de langage). Il ne fera pas assez chaud pour se baigner et de toutes […]

En mai, je lirai ce qu’il me plaît avec le collectif *Public averti.

Samedi 11 mai à partir de 19 heures, *Public averti organise une soirée Klaxon: des rencontres et des lectures pour se souvenir qu’on est vivants. Ça se passe chez éléments de langage, à Bruxelles. J’y serai aux côtés de Pauline Sauveur, Arnaud Genon, Nicolas de Mar-Vivo et Mathieu Simonet. J’y lirai. Viens. é

Astrid Chaffringeon en résidence d’écriture à Kultuuritalo Päivakoti sur l’île d’Hailuoto en Finlande.

Pendant 2 semaines, je me suis mise à l’île comme on se mettrait au vert. Comme on se rendrait invisible. Comme on changerait d’île au lieu de port. Pendant 2 semaines j’ai arpenté Hailuoto, serpenté sur mon vélo, appris de nouveau mots. Pendant 2 semaines, j’ai œuvré sur un nouveau territoire. Et beaucoup écrit.  La […]